(comment serions-nous nous-mêmes à la vue de quelques poissons dans de petits chariots remplis d’eau, qui viennent faire une balade touristique sur la terre …)
Après une petite soirée partagée avec Yann et Carine, nous ouvrons les yeux juste à temps pour voir depuis le palier le soleil surgir à l’horizon! On se met en route, et visitons les ruines vers 9h, après une session skype et un délicieux petit déj sur le parking des ruines. L’heure est de justesse bien choisie, car à 10h30 des centaines de touristes échouent sur le site archéologique… Nettement moins charmant du coup! 
(nous partageons d’ailleurs l’avion avec quelques mennonites, les intéressés peuvent googler ou wikipedier… c’était une apparition intrigante … que je me voyais malheureusement mal prendre en photo (ca aurait fait un peu visite d’animaux d’espèces rares …))
Arrivés donc encore avant d’avoir le temps de dire oef sur l’airstrip de Caye Caulker… Petit îlot qui se parcourt à pied (nus de préférence, pieds nus, pas tout nus …) ou en petit golf kart. Pas d’auto, pas de macadam non plus d’ailleurs … Depuis la route principale on voit la mer des deux côtés! Nous avons vite compris: lever du soleil d’un côté (depuis notre balcon par exemple), coucher du soleil, à l’heure de l’apéro, de l’autre côté… Un petit panneau devant un café, indiquait ‘Happy hour from 3Pm, till Everbody Happy’! Le slogan de l’île est ‘Caye Caulker, Go Slow’… Bref, c’est tellement laid back ici, qu’il ne faut pas s’étonner de voir apparaître Pierre en rasta d’ici quelques jours!
Pour ceux qui croient qu’on s’est ruinés à prendre des « petits jets », Pierre se fera un plaisir de vous expliquer ( = essayer de vous convaincre) que c’était plus intéressant ainsi que de prendre le bus jusqu’à Belize City, puis le bateau vers Caye Caulker. (Ce n’est pas par hasard qu’il est consultant évidemment…)
Pierre est d’ailleurs en ce moment retourné à San Pedro, pour y retirer des dollars Beliziens, car le seul petit hic dans son planning de fou hier, était qu’il n’a pas eu de temps de retirer de l’argent, qu’on a que 7 USD mais surtout, que le seul ATM de l’île est ‘out of service’ depuis notre arrivée!

En we genoten dan ook van dat allemaal, van leuk gezelschap (ze had ook een amerikaans koppel op visite) en uiteraard ook van wat Cancun wél te bieden heeft: een waanzinnig mooie zee met alle mogelijke tinten blauw en turquoise…
We hebben maandagochtend Catherine en Isaac vaarwel gezegd en de bus genomen naar Chichen Itza, een drie uur van Cancun. Hiermee begint ook meteen ons echt(er) backbacking-verhaal, na de huurauto van Cuba en het gezellig logeren bij Cathhje.
De welgekende en wereldberoemde maya-site hebben we tot nu, 17uur, bezocht. Het is voor ons een eerste kennismaking met de maya-cultuur (Copan in Honduras niet meegerekend). Chichen Itza is zeker indrukwekkend en we kijken er dan ook naar uit om in de komende weken andere, wellicht ook minder toeristische sites te bezoeken! Op naar Mérida nu, waar we een drietal nachten gaan blijven om van daaruit Uxmal te bezoeken, en misschien ook naar het reservaat van Celestun!
Dès mardi nous avons donc mis cap sur Moron, qu’est une petite ville un peu perdue sur la côte Nord. Comme dit le guide - oui, celui qui a toujours raison (surtout quand entre les lignes il dit que les français râlent un peu trop souvent … hihihi) - Moron est une bonne base pour aller au Cayo Coco (petites îles) sans payer les prix des cayos… Nous payons chez une charmante dame Gina, 50 CUC pour 2 nuits (disons un peu plus de 35€) là où les prix affichés dans les énormes resorts de l’île ne commencent qu’à 300cuc la nuit! Bref, après une nuit chez Gina et un délicieux pescado préparé par sa douce tante, nous prenons l’auto pour rejoindre le Cayo Guillermo, le petit frêre du cayo coco.
Pour encourager les hommes qui ont construit les routes, Fidel aurait dit qu’ici, il fallait jeter des pierres, sans s‘arrêter. Et Pierre, fils de drageuer, était bien passioné par ses routes qui relient la terre et les îles, fendant en deux la mer…
Jeudi nous avons principalement fait la route, de Moron à Remedios d‘abord, pour y manger un sandwich et faire le tour de l’église, puis à Santa Clara, lieu clé dans l’histoire de la révolution, puisqu’ici le Che et ses gars ont fait déraillé un train blindin transportant du matériel militair de l‘ennemi, et que ce charmant Argentin a reçu dans cette ville un de ces mémorials de bonne taille, ainsi qu‘un musée. On allait l’oublier, c’est aussi ici qu’il est enterré depuis qu’ils ont rapatrié son corps de la Bolivia en 97.
Une ou deux nuits … C’en sont finalement devenu 3. Trois nuits à Trinidad, tout d’abord parce que nous avons décidé de ne pas aller jusqu’à Santiago de Cuba, qui se trouve à bien 10h de route d’ici, et qui nous éloigne d’avantage de la Havane, où nous devons rendre l’auto vendredi midi avant de nous envoler pour Cathje-City, aka Cancun! Cela nous donne un peu plus d’espace maintenant, et puis le prétexte de revenir peut-être un jour à Cuba ;-)
Trois nuits aussi, parce que Trinidad nous offrait beaucoup: une superbe petite ville au centre calme, maisons colorées, et quelques plaisirs tout particuliers: les soirées sur les marches de la Casa de la Musica, où sous le regard attentif du ciel étoilé, Cubains et touristes exercent leurs pas de danse sur des musiques enivrantes (ou était-ce le rhum?) Une ambiance joviale, détendue… où la musique et la danse règnent jour et nuit.
Le plaisir aussi d’être dans une très belle maison particulière (casa Muñoz) où nous avons rencontré deux anglais fort sympathiques. Le proprio d’ailleurs est photographe, même s’il n’est pas en possibilité bien évidemment de pratiquer ce métier professionnellement. Le couple d’anglais eux, était notre agréable compagnie pendant 2 soirs et un bout d’après-midi à la plage, où notre courageuse Hyundai nous a conduit.
De plus, c’est à Trinidad que nous avons entendu l’heureuse nouvelle de la naissance de la petite princesse Zoélie! Bienvenue à notre nièce et filleule! (annickingrid.blogspot.com)
En partant ce matin, nous avons fait un petit arrêt dans la vallée des moulins à cannes à sucre. Preuve d’une histoire riche en activité économique, mais aussi témoin d’une richesse construite à dos de milliers d’esclaves. De là, la route nous a mené vers Camaguey, où nous sommes maintenant installés sur un balcon à l’arrière de la casa particular que Pierre nous a déniché. Le soleil s’est déjà couché, et seul quelques clochers d’églises semblent former le skyline de cette ville, il y a à peine une heure encore si bruyante et débordante de trafic (ca change de Trinidad!! Pfjuw).
Camagüey. Une nuit, peut être deux, si elle nous fait découvrir demain (mardi) ses charmes, qu’elle a si bien cachés dans le chaos infernal de notre arrivée là tantôt!
Nous nous trouvons a cienfuegos dans une belle grande et tres vieille maison sur la presqu'ile de Punta Godra. 
Ce matin nous avons laisse derriere nous Vinales, petit bled perdu, mais redecouvert par les touristes natures a l ouest de ile. Vinales a comme particularite ses mogotes, formatations gigantesques kartisques que l on ne trouve que dans 3 pays du monde, la chine, la thailande, et Cuba ! Il y reigne une atmosphere bien particuliere. Surtout au matin quand une brume ne devoile que petit a petit la beaute du paysage...
Nous nous sommes echauffes pour les trecks qui veindront pendant nous 3 mois en suivant un guide pendant 4 heures a travers champs et vallees. Une fois de plus on a vu comment le cigare se cultive et se fabrique dans cette region mondialement connu pour ca. Avec prudence nous nous sommes laisses tenter par un Puro (cigare havane). On ne voudrait pas que Pascale reprenne ses mauvaises habitudes !!!
De Vinales a Cienfuegos il y a qq 400km. Obliges de repasser par Ciudad Havanna cela font tout de meme 6 heures de route. Ce qui frappe le plus est le peu de voitures sur l immense autoroute qui traverse toute l ile. Le manque de voiture en bon etat (une personne privee n a pas l argent de s en acheter), le prix du petrole (le meme que chez nous mais a payer avec un alaire de l etat de 15 euro par mois) font en sorte qu on roule SEUL sur une autoroute qui comprend 2 fois 4 bandes .... Petite nuance seule voiture, mais pas seuls dans la voiture vu que la penurie de transport a fait de l auto stop un sport national ( meme organise par l etat a certains endroits) Ainsi nous avons deja eu dans notre Hyandai deux freres etudiants (disent ils) une petite vieille qu avait ete en ville chercher des medicaments pour son mari ampute d une jambe, un ingenieur des plantations des tabacs (dit il) un amoureux qui rejoignait sa copine, un rouleur de tabac devant aller au travail, une mere et sa petite fille en route pour l'ecole et j en passe
Nous logeons dans une casa particular, système légalisé depuis une bonne dizaine d'année, qui permet aux habitants d'ouvrir quelques chambres chez eux. Plus abordable que les quelques grands hôtels, cela nous permet surtout de se sentir chez nous. Petit regret: la famille ne partage pas grand chose, ni repas, ni beaucoup de conversations...
Un vieux quartier, une superbe promenade le long de l'eau, un beau cimetière (Le Routard a dit – et il a toujours raison – qu'il formait avec celui de Paris et de Buenos Aires le top 3 des cimetières dans le monde), beaucoup de présence policière, pas trop de trafic, et toujours, toujours ,... de la musique!
Peut être qu'au bout de leur regard fixé au loin, les gens sur la digue ont un même rêves ...