Arrivés à Amman samedi nuit, nous passons un bout de journée le lendemain à parcourir le théâtre romain et le site antique de la citadelle, perchée au dessus d'une des nombreuses 'jabal' ou montagnes qui forment Amman.
Le lendemain, nous sommes descendus en voiture jusqu'à la frontière avec l'Israel. on y est à -400m sous le niveau de la mer... mais surtout, on éprouve le bonheur d'un passage de frontière qui ne nous prendra pas moins de 4h30... Côté jordanie, pas de soucis, stamp, bus, roule roule, descendre du bus de l'autre côté du pont, puis sortir les bagages ... et on entre dans le système israelien... On voit d'abord les goutellettes de sueur sur le front du monsieur devant nous, homme d'un certain âge, qui rendait visite à de la famille en Israel. On lui gueulle des questions en tous genres, style le nom de sa belle mère etc... L'ambiance est tout sauf très sympathique. Ensuite c'est à nous. La dame a pris tant de temps à contrôler mon passeport derrière son ordi, que j'ai cru qu'elle jouait avec mes pieds, ma patience, ou encore à Tetris... mais non, rien de tout ca: un cachet d'un voyage au maroc il y a quelques années me rend suspecte. Le passeport de Pierre pas de soucis, moi je dois attendre 'là'. Là, il y a une bonne vingtaine de personnes qui attendent. Une dame vient avec un baton au bout du quel un bout de tissu: elle frotte un peu partout, sur les sacs (le mien aussi évidemment ...), les gens, etc... recherche de traces d'explosif. Après près d'une heure d'attente, c'est mon nom qu'on appelle, et sans un mot, je récupère mon passeport et je peux continuer... vers le prochain contrôle. cette fois-ci, c'est Pierre qui se fait fouiller ainsi que son grand sac à dos qu'ils ont sortis du tas... Bref, deux contrôles plus loin, un peu d'attente, un minibus, encore un contrôle le long de la route et nous arrivons à Jerusalem, où nous nous trouvons en un temps record une petite auberge dans la vieille ville, question de rapidement pouvoir commencer la découverte de ce lieu sacré pour tant de religions... 

Une nuit, quelques heures de découverte (vieille ville et ses centres religieux, via dolorosa, le mur des lamentations, dome du roc, mosquée al Aqsa et au loin, beau symbole pour les 20 ans de la chutte du mur de Berlin, un autre mur, en béton et bien plus honteux celui-là... nous avons aussi été voir le mémorial de Yed Vashem, impressionant témoiniage de l'holocaust.) et nous repronnons en fin d'après-midi la route pour la Jordanie, passage nettement plus souple dans ce sens-là ...
Mercredi matin nous avons pris place dans notre sport back tout terrain aux freins étrangement bruillants direction Nord: Jerash! Sur papier une trentaine de km, mais ca, c'est quand on comprend l'Arabe à mon avis... Nous avons mis près de 2h, fait de splenides détoures malgrés nos 3 cartes routières!

Jerash est un très, très beau site Romain qu'on a pu découvrir sans trop trop de monde heureusement, avant de monter dans la montagne, dormir au Olive Branch. Le lendemain nous visitons Ajlun, chateau fortifié du temps des croisades, avant de repiquer pour la vallée et la mer morte ... :-)


Un bon bain de boue, quelques visites au spa et une nuit de sommeil plus tard, nous reprennons la route: mount nebo, les mosaiques de Madaba et arrivée le soir à Kerak, dont on visite le fort le lendemain matin. Il y fait froid, il pleut... et on a vite fait de prendre la route - non sans quelques détours - vers Petra (ou plutôt Wadi Mussa)! Arrivés dans l'après-midi, et vu le prix cher pour un ticket d'entrée à Petra, on se 'contente' de Little Petra qui nous donne l'eau à la bouche pour la visite de la cité de Petra les deux jours d'après. Nous clôturons par un petra by night, illuminé de centaines de bougies...
En dernière minute on contacte l'agence Jordan tracks pour être attendus le lendemain à 9h30 pour la découverte classique du Wadi Rum: tour un jeep dans le désert et puis dodo dans un campement. Après une route infame, qui nous a fait pensé aux 9h passées dans le brouillard en Argentine pour y parcourir 200km, on est enfin arrivés saints et saufs au wadi, ayant pu laisser accroché aux montagnes de Petra le foutu brouillard qui nous empêchait de voir le capot de notre auto ...Notre guide bédouin a mené ses 3 couples (belge, hollandais et canadien) dans le désert, sous un ciel quelque peu hésitant, dans un vent plutôt frisquet mais qui n'empêchait pas de nous impregner de la beauté du paysage, de l'immensité de l'endroit.. et de penser bien fort aussi à Steph qui a été demandée en mariage par son bédouin à elle au même endroit il y a quelque temps. Le soir nous avons dormi au camp, avec un groupe de Joker, les gens de notre jeep, et quelques bédouins.
Ayant bien expliqué le risque de notre voiture et surtout de son frein droit douteux aux deux canadiens, ils se sont quand même aventurés avec nous jusqu'à Aqaba, où nous avions réservé nos trois dernières nuits dans un resort 'op en top' pour y faire du diving et se montrer au soleil avant de replonger dans l'hiver belge! Les canadiens, Julie et Nicolas, ont trouvé ca un bon plan et ils ont fait un check in eux aussi! 3 nuits, 2 plongées et même une splendide tortue... Cerise sur le gateau d'un très beau voyage!
Peu après le levé du soleil, nous étions arrivés à San Carlos, à l’embouchure du Rio San Juan et le lac du Nicaragua. Débarqués en même temps que les bananes, nous prenons un biscuit et un café, nous montons dans un petit bateau moteur qui en trois heures nous a mené à El Castillo. Le bateau est le transport public, utilisé donc par les enfants qui vont à l’école, les hommes qui descendent sur les rives pour mettre leurs bottes et disparaître dans la brousse, les vendeurs qui transportent leur marchandise, …
El Castillo s’appelle ainsi d’après le château que les Espagnols ont construit au 16ième à hauteur d’un petit rapide du rio San Juan, en espérant mettre fin enfin aux multiples attaques des pirates, qui venaient puiser les richesses des villes coloniales tel Granada. C’est aussi par ici qu’il y a longtemps eu des projets de faire le passage interocéanique (le canal du panama version Nicaragua disons donc) Et le petit village en bord d’eau, accessible uniquement par cette voie, entouré de pâturages et de jungle, a un charme fou, et nous nous souviendrons surement de cette dernière étape nicaraguayenne!
Après une nuit à El Castillo, nous avons passé une autre dans le village de Sábalos, à l’hôtel Sábalos qui donne exactement à l’embauchure de deux rivières. C’était déjà un peu plus de retour en direction de San Carlos, où nous avons pris aujourd’hui, jeudi, le bateau pour le Costa Rica, d’où je vous écris maintenant.
En navigant vers le poste de frontière de Los Chiles sur le Rio Frio, entre la nature verte, les oiseaux en toutes sortes, nous avons soudainement spotté à la sortie d’un virage un bateau, remplis de créatures pâles, en short beige, chaussettes blanches dans des sandales, chapeaux de colonisateur et appareil photo pour nous prendre nous en photo… Des touristes!! On était bel et bien arrivés au Costa Rica, aucun doute… Et nous y retrouvons en plus des touristes (ceux là étaient Américains), l’agitation, des vraies villes, du transport, du bruit, des attrapes-touristes qui s’acharnent dès notre sortie de bus, mais aussi un internet pour 'updater' le blog!
Lors de ce tour, on découvre des petits bleds plus fleuris que peuplés, parfois en bord de lac, parfois dans les hauteurs. Le long de la route de terre et de trous qui les relie, des hommes préparent des tas de bananes en grappe, qu’un homme à vélo vient payer, puis un camion (le seul qu’on ait croisé) vient récolter. On discute aussi avec un monsieur, qui nous demande si en Belgique on a des hauts bâtiments, puis si on a aussi ces cabines qui montent très vite en haut de ces buildings… les ascenseurs! Petite confrontation avec ces mondes de différences entre nous et quelqu’un qu’a passé sa vie sur une île, avec chemins de terre, à peine des autos, et de petites maisons, souvent rez-de-chaussée. Un immeuble de 20 étages ou plus et la cabine montante, ca doit être un challenge abstrait pour son imagination!
Dimanche étant notre dernier jour, nous prenons des kayaks en fin de journée pour pagayer vers l’île aux singes (sapajou capucin). Il y avait une bonne petite dizaine de singes, pour les quels, à la Hacienda, des affiches à tête de mort en tout genre nous avertissait de leur mauvais caractère. Deux filles américaines pagayant en même temps que nous, ont été fort proches de ce danger et se souviendront encore longtemps du visage féroce du petit singe à quelques centimètre d’elles! (petit singe mignon, pensez-vous, mais visualisez plutôt ceux du film Outbreak)
Aujourd’hui, lundi, nous sommes à Altagracia toujours sur Ometepe, en attendant le bateau ce soir qui nous mènera en 11h de traversée nocturne vers le Sud-est, frontière avec le Costa Rica, à San Carlos. Le footprint dit au sujet de ce voyage : try to get a hammock if you can, and be prepared for a challenging trip !
Lendemain, journée « action » et nous changeons de style. On va pour le ‘hey dude’, ‘awesome’ et Pierre met son plus beau maillot ‘gringo’ pour grimper dans une camionnette, remplie d’une dizaine de personnes et presqu’autant de planches de surf. La plage Remanso, au Sud de San Juan, offre la bonne vague pour les premières sensations de Surf. J’approfondie de mon côté la lecture d'un livre de récits de voyage et je nourris mon admiration/adoration pour Pierre, le voyant sourire alors que pour la Xième fois il tente sa vague, se relançant courageusement dans une eau gelante (de commun accord avec le pro de surf, on décide qu’elle doit faire 14°C) Pour une première rencontre avec le pacifique, c’était plutôt frisquet! Mais réussi!
En fin de journée, plus loin sur la plage, un groupe de jeune débarque, ouvre toutes les portes de la 4X4 et allume à fond la musique, en sortant quelques bières de ce même pick-up. Ce qu’on craignait est arrivé: les américains en spring break vont débarquer en masse! Temps de bouger et de quitter les endroits trop ‘in‘ tel le surfer‘s paradise qu‘est San Juan del Sur…
Pour nous, le trip mène vers l’intérieur du pays, là où le Volcan Concepción et celui de Maderas ont décidé de s’allier pour former l’île d’Ometepe. Nous partons pour une aventure ‘peking express‘: taxi collectivo jusqu‘en bord de lac, puis ferry-bateau agité sur le lac, puis longue attente avant de monter dans un chicken bus direction Merida, où nous logeons jusqu’à lundi à la Hacienda.
(inutile de spécifier j’imagine que le cratère en question est encore actif; petites précautions à prendre donc, comme ne pas rester plus de 15min en haut du point de vue, à respirer le bon air ‘frais’ et obligation de garer la voiture déjà dans la direction de la sortie …)
D’abord, le Nicaragua est moins touristique que le Mexique, moins dangereux que le Guatemala et on y voyage sans stress, entourés de gens sympas (ca c’était le cas dans les autres pays aussi, mais ici ils semblent plus simples avec le touriste.) Et puis il y a un charme tout particulier dans ce pays.. d’une histoire riche, tumultueuse et dont les révoltes d'antan, semblent encore ou à nouveau d’actualité, et le pays à la recherche d’une unité, d’un parcours stable. Tel un graffiti sur le mur affirmant: ’Forme ta patrie, écris un poème’. Tout un programme ici au Nicaragua, pays culte et littéraire, preuve en est Granada qui accueille chaque année un festival international de poésie, et le pays lui-même, patrie de plus d’un poète. D’ailleurs, dans le premier minibus que nous avons pris direction León, mon jeune voisin lisait le prix Nobel Gabriel García Marques. Le ton était mis!
Partis avec le récent tour-opérateur aquatique
Dans notre groupe de +/-15, un fou s’est quand même lancé à 66km/h, ce qui n’est pas mal du tout. J’étais dans les 3 premières (temps filles) et ai atteint 38 je crois. Le plus grand accomplissement de Pierre et moi-même, c’est qu’on s’est lancés sur cette pente, assis sur notre planche, et qu’on ne s’est pas éclatés dans le sable / gravier volcanique. Cela nous a fait gagné du temps, certes, mais surtout (et on y tenait) évité des blessures, égratignures et autres situations sanglantes. Du coup, nous gardons de nos quelques instants passés en tenues oranges flash sur fond noir, un bon souvenir, un sérieux coup d’adrénaline et une très belle vue de la cordillère de ‘los Maribios’.
Le lendemain, mardi, nous avons hésité à prolonger d’encore un jour notre séjour à Léon (après tout, on n’avait pas encore vu la moitié des 18 églises, ni monté dans la cathédrale, ni vu le second musée qui en vallait la peine, ni ….) mais estimant que 4 ‘lazy leon days‘ étaient déjà pas mal, on est quand même montés dans un minibus express, de retour vers Managua (capitale) puis dans un « express » vers Masaya, où, à l’intersection avec la route vers la Laguna, nous sommes montés dans un de nos chicken busses préférés! Celui-ci nous a laissé dans le village de Valle la Laguna, d’où nous avons descendu la charmante petite route en S, qui surplombe la lagune. La Laguna de Apoyo est au fond un cratère de 6km de diamètre, formé il y a plus de 23.000 lors de l’explosion d’un volcan.
Une poignée d’hébergements autour de cette lagune, offre actuellement la possibilité d’une nouvelle expérience ‘volcanique’: nager dans un cratère, mais elle nous offre aussi un calme totale, (nous sommes au Crater’s Edge, le Monkey Hut est une autre possibilité) une superbe jungle (un réveil aux singes hurleurs, on ne s’y fera jamais!) une eau tenue à 28°C par les sources d’eau chaude qui gisent dans le lac et tout ca, à moins d’une heure de route des grandes villes de Managua, Masaya (avec son marché d’artisanat le plus réputé du pays, que nous avons visité aujourd'hui) et Granada, notre prochaine étape! Bref, on est ici pour 2 nuits, peut être 3, et on profite! Des bruits, de la nature, des hamacs, de la lagune, du calme, des repas servis le soir à la lumière de quelques bougies et d’un ciel superbement étoilé. (entre temps, le calme est si total, que Pierre s’est endormi sur mon épaule- la bouteille de Flor de Caña qu’il a commandé, mais je vous rassure, pas encore vidée, y est peut être pour quelque chose - et je vais donc nous mettre au lit! Demain nous nous informons quand aux possibilités de voir le volcan Masaya de nuit, et d‘après cette info, nous restons encore une nuit, ou nous descendons à Granada!)
A El Salvador nous changeons de vol et passons encore qq heures d’attente, dans le salon vip cette fois-ci, car on a été upgradé en business pour une raison ou une autre. C’est pas nous qui nous en plaignons, on en profite pour gouter à nos premiers ‘flor de caña’, le fameux rhum du Nicaragua, celui-là même qui a causé notre penchant pour le rhum-sprite, il y a 5 ans au Honduras. Dans l’avion nous avons bien ris d’imaginer les pensées des gens, en nous voyant, deux jeunes, pas hyper frais d’une journée de voyage, en chaussures de « jézus », gros sacs à dos comme bagages, et flottants dans nos grands sièges business entre tous ces hommes en costume… Le fait d’employer les miles de Pierrot pour loger 2 nuits ’luxe’ à Managua, ne faisait qu’augmenter la contradiction! Ces deux bonnes nuits de sommeil, la journée ’brains to zero’ autour de la piscine étaient le bienvenu. Après deux mois de voyage, il est vrai qu’une certaine fatigue s’installe. Celle de bouger régulièrement, d’être en planification constante, lecture des guides, et toujours penser à la prochaine étape. Nous en avons aussi profité tous les deux pour nous manifester ’professionnellement’ en Belgique mais c’était surtout une petite pause ‘vacances’ dans notre voyage. Reposés, nous nous sommes re-munis de nos sacs à dos et nous nous sommes plongés vendredi dans la chaleur énorme du Nicaragua, en route pour León, à une bonne heure au Nord de Managua.
Cela fait 2 jours que cette ville d’étudiants nous met à son paisible rythme, orchestré principalement par la chaleur du soleil. C’est à nouveau une ville aux couleurs pastelles, mais le soleil lui donne encore une toute autre ambiance que disons Antigua (guate), San Cristóbal (mex) ou Trinidad (cuba). Il semble y avoir moins de problèmes d’insécurité aussi qu’au Guatemala, mais l’agitation de la politique nicaraguayenne compense amplement: nous avons passé hier une journée au son de tirs à blanc et de petites explosions, voyant défiler à l’arrière de pick-ups des gens cagoulés. Agitation qui résulte de la rencontre d’une manifestation pro- et une autre contre le gouvernement en place, qui a/aurait gagné frauduleusement ou non, les élections municipales de novembre.
Dimanche, matinée à deux en ville (les autres récupéraient de leur soirée de mariage) puis dans l’après-midi, alors que nos hôtes étaient courageusement allés faire un tour en vtt, nous nous sommes plongés dans le Footprint du Nicaragua, et le Rough Guide de Central America, pour planifier les grandes lignes des prochaines 5 semaines! Pour Olivier: Arrivée à Managua, montons à Leon, redescendons sur Granada, les îles d’Ometepe, San Juan del Sur, puis la rivière San Juan au Sud du Nicaragua, avant de traverser pour Costa Rica,
( Pour le lecteur attentif: la sixième personne était un des 3 policiers qui formaient notre escorte pour la journée. Par mesure de sécurité, l’organisation demande de temps en temps à être accompagnée d’une patrouille. Il y a 3 jours, un bus s’était fait braqué et les gens (locaux et touristes) démunis de leurs appartenances.) Après les grottes de Lanquin, la route de terre continue vers Semuc Champey, où la rivière passe dans un tunnel souterrain, sous un pont de roches. Sur le dessus de ce pont, des piscines et cascades se sont formées, alimentées d’eau cristalline des flancs de montagnes (plus chaude que l‘eau de la rivière), elles ont formé le décors pour l’aventure à la quelle Pierre a participé: passant d’une piscine à l’autre, sautant des rives, puis d’une cascade de 9m, grimpant par une échelle, et entrant sous le pont pour y voir l’eau de la rivière rugir... Pierre heureux comme un poisson dans l’eau, et moi aussi au chaud et sec derrière mon Nikon ;-)!
Et nous voilà maintenant, mercredi arrivés amplement à temps à l’aéroport de Guatemala City. Ce soir nous arrivons à Managua, Nicaragua, pour encore 5 semaines d’aventures, de découvertes et de rencontres!
Bref, me sentant enfin mieux jeudi matin grâce aux bons soins et la patience de Pierre (qui lui s’était occupé à lire des journaux et jouer au Poker entre autre), nous plions nos sacs dans la matinée. Et notre petite sortie en kayak qu’on voulait encore faire avant midi, est tombée à l’eau (haha, quel jeu de mot!) à cause d’un petit coquin qui s’était approprié une poche de mon sac à dos. Quand j’y ai mis ma main pour vider le fond de la poche, j’ai senti une sale piqure, puis aperçue une tige noire… Un scorpion venait de me piquer ! Enfin, plus de peur que de mal, non, au fond, plus de mal que de peur, car la gérante de l’hôtel était bien au courant des dangers, a pu nous rassurer et a fait tout le nécessaire. Voici mon ami scorpion, après avoir été d’abord tué, puis recomposé pour la photo par Pierre.
Après ces émotions, nous quittons finalement vers 13h le petit bled de San Pedro La Laguna, muni de notre prétexte pour un jour revenir à Guatemala: voir d’autres petits villages autour du lac! En route pour Antigua, où nous arrivons en début d’après midi, et où les premières vues de l’église de la Merced, teinté d’un doux jaune chauffé par un soleil de fin d’après-midi, nous montre immédiatement ses charmes. C’est un petit centre, avec de petites maisons basses, coloniales et colorées. Semblable finalement à Trinidad, peut être, avec cette différence qu’il y a ici nettement plus de trafic (encore très raisonnable, pas de soucis) et tout ca sous le regard bienveillant de 3 volcans!
Nous avons encore au planning la grimpette sur le volcan Pacaya demain soir et avant de nous envoler pour Nicaragua mercredi, nous aimerions encore faire un tour par Cobán…